Mon histoire

Parcours et vécu du Capitaine Courage

Presque tous les Camerounais me connaissent sous le nom de Capitaine Courage. Cela est certainement dû à mes prouesses en tant que défenseur et capitaine pour l’équipe nationale fanion durant la période 1993-2010.

Né le 01 juillet 1976 à Nkenglikok, je suis le fils unique de mes parents. A l’âge de 9 ans, je perds mon père alors que maman et moi, vivons dans la ville d’Otélé, un arrondissement de la Mefou et Akono, située à 60 km de la capitale politique Yaoundé. A la suite de ce décès, je me rends à Yaoundé avec ma mère dans la maison familiale, sis au Camp Sonel Essos. On nous attribue une chambre qui n’a qu’un lit. Evidement ma maman l’occupe et moi je dors à même le sol. Sans emploi, cette dernière, essaie tant bien que mal de prendre soin de nous au quotidien. Dans la précarité, je passe mon cursus primaire et quelques années plus tard, mon cursus secondaire respectivement à l’école publique d’Essos et au Lycée Bilingue du même quartier. En classe de 4ème, l’amour pour le football et les difficultés du quotidien l’emportent sur mes études. Côtoyant les stades de football depuis l’enfance, je ne les quitte presque plus.

 

C’est d’ailleurs à l’âge de 10 ans que grâce à la coupe Top, je suis sélectionné pour la région du Centre à rejoindre le centre Baba Simon à Douala, une école de formation de football pour enfants initiée par les Brasseries du Cameroun. Les débuts sont plutôt difficiles, car après le premier stage, je suis dans la liste des recalés. Triste et diminué, j’implore la compassion du Coach Sadi, l’un des entraineurs du centre de formation afin d’obtenir une seconde chance.  Heureusement, je l’ai eue. Ma gratitude à Jean-Pierre Sadi est éternelle, car c’est de là que tout est parti.

Major et capitaine

Né le 01 juillet 1976 à Nkenglikok, je suis fils unique à mes parents. A l’âge de 9 ans, je perds mon père alors que maman et moi, vivons dans la ville d’Otélé, un arrondissement de la Mefou et Akono située à 60 km de la capitale politique Yaoundé. A la suite de ce décès, je me rends à Yaoundé avec ma mère dans la maison familiale, sis au Camp Sonel Essos. On nous attribue une chambre qui n’a qu’un lit. Evidement ma maman l’occupe et moi je dors sur le sol. Sans emploi, cette dernière, essaies tant bien que mal de prendre soin de nous au quotidien. Dans la précarité, je passe mon cursus primaire et quelques années plus tard, mon cursus secondaire respectivement à l’école publique d’Essos et au Lycée Bilingue du même quartier. En classe de 4ème, l’amour pour le football et les difficultés du quotidien l’emportent sur mes études. Côtoyant les stades de football depuis l’enfance, je ne les quitte presque plus. 

C’est d’ailleurs à l’âge de 10 ans que grâce à la coupe Top, je suis sélectionné pour la région du Centre à rejoindre le centre Baba Simon à Douala, une école de formation de football pour enfants initiée par les Brasseries du Cameroun. Les débuts sont plutôt difficiles, car après le premier stage, je suis dans la liste des recalés. Triste et diminué, j’implore la compassion du Coach Sadi, l’un des entraineurs du centre de formation afin d’obtenir une seconde chance.  Heureusement, je l’ai eu. J’en remercie profondément le coach, car c’est de là que tout est parti.

La cour des grands

Un jour, je m’introduis subtilement dans un groupe qui fait du footing matinal avant de commencer les entrainements. Le groupe en question est le club Red Star de Bangou, une équipe locale.

Lors des étirements des joueurs, je me rends utile en ramenant la balle, en apportant de l’eau, etc. Au moment de débuter la partie, une équipe est incomplète, c’est alors qu’ils me demandent de les rejoindre pour la compléter. La rage de réussir qui m’amine se ravive et je fais une belle impression.

A la fin de la partie, l’entraineur de ce groupe m’interpelle et me pose des questions. C’est alors qu’il apprend que je viens de Yaoundé, que je dors dans la rue depuis mon arrivée et que je suis à la recherche d’un club pour exercer.

Il m’amène chez lui, prends soin de moi et me fait intégrer le club. Je n’ai que 16 ans. Equipe de 2ème division, j’essaie de grandir tout doucement. Trois mois après, Je suis contacté pour évoluer dans l’équipe nationale junior. Nous sommes allés en Ouganda et une fois de plus, je suis fait Capitaine. Je ne pense pas que ce brassard m’était confié parce que j’étais le plus fort, ou le plus expérimenté. Mon côté rassembleur et humble a certainement fait la différence.

Mes débuts chez les Lions

En 1993, le général Pierre Semengue, président du Tonnerre Kalara Club, s’intéresse à moi et je rejoins le club. Par la suite, je me retrouve avec l’équipe première du Tonnerre au sein de laquelle évolue des joueurs qui me font rêver depuis mon arrivée à Yaoundé et qui justifient d’une expérience certaine. Roger Milla intègrera d’ailleurs le club, soucieux d’être compétitif pour prétendre à une place en sélection nationale pour la Coupe du Monde de 1994 aux Etats-Unis. Ces aînés m’ont accepté et mon envie d’apprendre s’est décuplée à leurs côtés.

En sélection, après les Juniors, j’ai eu l’opportunité d’intégrer les espoirs lors des Jeux Africains du Caire en 1991. J’étais ce que l’on appelle « le porteur de sacs » car plus en apprentissage qu’autre chose. Bien que phénomène de précocité le coach Sadi qui avait la charge de cette équipe pendant la compétition n’avait pas l’intention de me faire bruler les étapes. Je vais donc «chauffer le banc» durant toute la compétition mais je vais m’aguerrir avec cette nouvelle expérience.  

Mon arrivée en sélection nationale fanion en 1994 peut donc sembler logique car ayant fait toutes mes classes dans les catégories inférieures depuis le tournoi des minimes de Montaigu. Durant les stages, notamment ceux préparatoires à la Coupe du Monde de 1994 aux Etats-Unis, j’étais un second couteau. Hans Agbo se fait mal et je suis le seul pouvant le remplacer au poste d’arrière latéral. Le Coach Henri Michel me dit, « vas jouer » comme pour tenir le rôle de «bouche-trou». Motivé comme toujours à saisir la moindre opportunité offerte, je fais bonne impression. C’est à partir de ce moment que je suis désormais considéré comme un prétendant sérieux pour débuter comme titulaire en Coupe du Monde face à la Suède.   

Mis en confiance par l’entraineur, le besoin de ne pas le décevoir me hante. A 18 ans à peine, je joue avec les plus grands joueurs du monde et j’enregistre mon premier carton rouge en Coupe du Monde lors du 2e match face au Brésil, suite à une faute sur Bebeto.

Mon parcours professionnel

Après la coupe du monde, je signe à Metz, un club français où je passe 4 ans. J’y suis fait vice-champion de France.

 

Ce sera ensuite Salernitana en Italie, un club qui sortait de la 2ème division pour la 1ère. 4 matches non concluants pour moi par la suite, j’ai été sollicité pour Liverpool. Là-bas, j’ai juste joué un an alors que mon contrat stipulait deux ans. Certes je me suis adapté au style de jeu, malheureusement, l’intermittence de mes apparitions m’a exaspéré et je suis parti pour West Ham. Une fois encore, le changement d’entraineur un an plus tard m’oblige à quitter ce club pour me rendre à Cologne en Allemagne. Quelques temps plus tard, je suis sollicité par Joël Muller, mon ancien entraineur à Metz, qui est désormais aux commandes du RC Lens.

 

En Turquie, où se déroule les derniers moments fastes de ma carrière avec le Galatassaray et le Trabzonspor, je vis une expérience tant humaine que sportive remarquable. La passion pour le football ici est exceptionnelle et les publics chauds bouillants, comme j’aime. Ce qui invite à se surpasser à chaque rencontre. Et les supporters quand ils voient votre engagement sous le maillot, ils vous le rendent bien.

A Trabzonspor, je passe un an et à cause de ma santé devenue fragile, je me décide à mettre fin à ma carrière.

 

Lors d’une rencontre avec Joël Müller, mon ancien entraineur à Metz et Lens, au cours de laquelle je lui fais part de mon souhait de mettre fin à ma carrière, il m’encourage à transmettre mon vécu aux autres, notamment aux jeunes qui débutent leur carrière. Il devient mon parrain et j’intègre la formation qui fait de moi aujourd’hui un entraineur titulaire d’une licence UEFA A.

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